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Quelques instants grinçants offerts par le Petit Journal de Canal+ à quelques jours des fêtes. Et justement, les professions libérales ne sont pas à la fête ...
NDLR : très chère direction juridique du groupe Canal Plus, l'extrait n'est pas disponible sur le player Canal ce qui explique le téléchargement totalement illégal de cette vidéo ... que nous aurions naturellement plaisir à remplacer par votre player dès la disponibilité de l'extrait. CQFD.
LexisNexis a présenté le 27 septembre les résultats de sa toute dernière étude portant sur l'engagement des cabinets d'avocats sur les médias sociaux. Ce rapport, intitulé "Analyse internationale des médias sociaux: audit mondial de l'engagement des cabinets d'avocats en faveur des médias sociaux", révèle qu'alors que les médias sociaux ont changé la manière dont des millions de personnes communiquent dans leur vie privée et dont la présence de nombreux cabinets d'avocats internationaux B2B apparaît sur les réseaux, la profession est dans l'ensemble réticente à s'engager au sein des médias sociaux.
L'étude, qui porte sur 110 cabinets d'avocats internationaux, a montré que LinkedIn était, de loin, la plate-forme la plus populaire de tous les médias sociaux parmi les cabinets d'avocats; elle est suivie par Twitter et Facebook. Ces conclusions sont basées sur un audit global de l'utilisation des médias sociaux par quelques-uns des principaux cabinets d'avocats au monde.
Commissionnée par LexisNexis Martindale-Hubbell, cette étude a été réalisée par Burson-Marsteller, une société spécialisée dans les communications et relations publiques. Cinq cabinets d'avocats de premier plan ont été évalués dans 22 grandes villes appartenant à sept régions du monde. Les cinq cabnets d'avocats français audités sont assez logiquement : CMS Bureau Francis Lefebvre, Ernst & Young Société d’Avocats, Fidal, Gide Loyrette Nouel et Landwell France. Adoption par plate-forme Outre les canaux d'information spécifiques au secteur, LinkedIn a émergé comme étant celui qui présente le taux de pénétration le plus élevé parmi les professionnels du droit, avec 85 cabinets - sur les 110 contrôlés - utilisant ce réseau. Cependant, en dépit des 77% d'usage, une proportion significative de ces cabinets a tout simplement enregistré une page d'entreprise, au lieu d'utiliser le réseau pour collaborer avec d'autres utilisateurs et de l'utiliser pleinement pour développer sa clientèle, recruter ou saisir les opportunités de gestion de sa réputation. Cet audit a également révélé un pourcentage moyen de profils qui, enregistrés sur les réseaux de médias sociaux, ne sont pas utilisés de manière active. Ce résultat reflète les premières années des entreprises ".com", lors desquelles les entreprises enregistraient leur domaine de site Web afin d'éviter tout piratage de marque (enregistrement ou utilisation non-autorisée de leur marque en ligne par des tiers) jusqu'à ce qu'ils soient prêts à l'utiliser. Derek Benton, directeur des opérations internationales chez Martindale-Hubbell, a effectué le commentaire suivant: "Enregistrer son profil constitue une étape dans la bonne direction, mais ne rien faire équivaut à louer un magasin dans une rue très fréquentée et ne jamais en ouvrir la porte. Enregistrement, diffusion, puis conversation correspond aux étapes de l'engagement via les médias sociaux. Je crois que la loi peut, comme n'importe quel secteur, se prononcer en faveur du développement d'entreprise. La stratégie la plus évoluée des médias sociaux est celle qui fournit une ligne de communication ouverte entre les parties, mais ceci est malheureusement encore bien loin aujourd'hui pour la majorité des cabinets d'avocats." Adoption par région A l'échelle mondiale, il n'est peut-être pas surprenant que l'Amérique du Nord arrive en tête du classement des cabinets d'avocats au vu de son engagement au sein des médias sociaux - elle détient en effet le pourcentage le plus élevé de profils et d'engagement global sur les sites communautaires. L'Europe occidentale obtient également des résultats satisfaisants, bien que son utilisation et l'ampleur de son engagement en leur sein varie considérablement - les cabinets britanniques et basés à Amsterdam possèdent le pourcentage le plus élevé d'utilisation des médias sociaux, alors que ceux de Zurich, Paris et Moscou en possèdent le plus faible, et que ceux d'Istanbul ne les utilisent absolument pas. En Afrique, les cabinets d'avocats basés à Johannesburg s'orientent vers une approche davantage proactive des médias sociaux que d'autres cabinets de la région - nombre d'entre eux étant visibles sur Twitter, Facebook et LinkedIn. Cette situation contraste avec les cabinets contrôlés à Dubaï et Lagos, où LinkedIn était l'unique canal sur lequel ils possédaient une présence notable. Reflétant la prévalence des méthodes de marketing traditionnelles, les cabinets latino-américains s'orientent vers l'enregistrement de leur profil sur plusieurs réseaux et font preuve d'un engagement actif nettement moins important. Le rapport a également conclu que l'usage des médias sociaux par les cabinets d'avocats du Moyen-Orient et d'Asie-Pacifique, à l'exception de ceux implantés dans la métropole anglophone Sydney, est particulièrement faible. Les cabinets de Sydney examinés lors de cette étude étaient présents à la fois sur LinkedIn et Twitter; ils utilisaient Facebook, possédaient un blog et intégraient leurs plate-formes de médias sociaux à leur site Web. Le fait que ces deux régions aient montré un usage particulièrement limité des principaux réseaux de médias sociaux de langue anglaise en tant que canal commercial peut s'expliquer, en partie, par l'utilisation des réseaux sociaux en langue locale, tels Orkut au Moyen-Orient, QQ en Chine et Mixi au Japon. Par ailleurs, le non-accès aux réseaux, notamment Facebook à Shanghaï, fait obstacle à la généralisation de leur adoption. Un engagement constant M. Benton a conclu: "Dans le passé, on pensait que les réseaux sociaux ne servaient qu'à la socialisation - à partager votre vie sociale avec vos amis et à en rencontrer de nouveaux - mais ils sont allés bien au-delà. Hormis quelques exceptions notables, il est désormais temps pour les cabinets d'avocats d'adapter leurs modèles commerciaux et de faire l'expérience des médias sociaux dans le cadre de leurs programmes d'acquisition de nouveaux clients et de fidélisation de ceux-ci, au risque d'être laissés pour compte. Cet audit pointe également du doigt les dangers d'un engagement sans conviction des cabinets d'avocats en faveur des médias sociaux. La transparence des médias sociaux constitue l'une de ses forces, mais également d'un de ses inconvénients pour les cabinets qui se contentent d'une implication superficielle dans ce secteur, sans mettre à jour leur contenu régulièrement. Les partisans des médias sociaux ont tendance à être particulièrement impitoyables dans leur recherche de sources de contenu les plus récentes et les plus intéressantes possible. En tant que tels, les cabinets d'avocats absents des médias sociaux courent le risque de perdre leurs partisans, au bénéfice des cabinets présents. Conclusion plus personnelle Cet audit apporte une nouvelle fois de l'eau à mon moulin, et conforte la nécessité d'un engagement massif des cabinets dans l'utilisation des réseaux sociaux afin de s'établir à des niveaux comparables à d'autres secteurs d'activités. Cliquez ici pour obtenir le rapport complet Au détour de ma revue de presse matinale, je remarque quelques lignes publiées par Law in France : "LEXCASE RENFORCE SON BACK-OFFICE : ARRIVÉE DE MURIEL NOMMICK AU POSTE D’OFFICE MANAGER"
Ces quelques lignes sont significatives puisqu'elles témoignent enfin de la reconnaissance acquise par ces professionnels auprès des associés de cabinets d'avocats. C'est à ma connaissance, un des premiers ou des rares communiqué diffusé par un cabinet d'avocat pour saluer le recrutement d'un office manager.
Et pourtant, aucune structure ne pourrait aujourd'hui assurer la pérennité de son exercice sans le socle de l'ensemble des professions supports : directeurs généraux, directeurs financiers, DRH ... pour autant il a fallu attendre longtemps pour que cette idée soit admise par les professionnels du droit, certains d'être toujours seuls à la barre du navire. Le Cercle des office managers et secrétaires généraux de cabinets d'avocats n'est pas étranger à cette reconnaissance. Je salue donc le travail mené par les fondateurs et membres de cette association (*). Bravo. Quelques managing partners ont récemment et publiquement salué la contribution essentielle apportée par leurs équipes support. Mieux encore, l'Ordre des Avocats du Barreau Paris a sollicité l'expertise des fondateurs de COMSG dans le cadre de ses commissions de réflexion. Reste encore à franchir le seuil de la rue de Londres et du Conseil Nationale des Barreaux. Cliquez ici pour consulter l'article publié par Law in France _________________________ (*) NDLR : nous assurons la gestion de leur extranet et du site internet de l'association. L'équivalent du G20 du web se tient actuellement à Paris. Le gratin européen de la profession se donne chaque année rendez-vous à l'initiative d'un français aujourd'hui expatrié sur le côté Ouest des Etats-Unis, Loïc Le Meur.
J'ai attentivement étudié la liste des 3268 participants à LeWeb et n'y ai trouvé que 3 avocats, des cabinets bien inspirés Orrick et Cotty Vivant Marchisio. Il y aura donc plus d'entrepreneurs millionnaires que d'avocats qui assisteront à LeWeb cette année encore ... mais tout va bien Madame la Marquise.
Pourtant selon une étude du cabinet McKinsey, internet est passé de 0 à 3,7 % du PIB en quinze ans, et devrait peser 5,5 % en 2015. C'est aussi 700.000 emplois créés mais surtout 1/4 de la croissance nationale. A titre de comparaison, la finance représente 4,9 % du PIB et dans un périmètre constant depuis 20 ans. Le têtes d'affiches de la filière font chaque année la Une du numéro "Fortune" du magazine Challenges. De Xavier Niel à Marc Simoncini, ces entrepreneurs agissent et réagissent selon de nouveaux modèles. Pour le comprendre, il faut se frotter à leur environnement direct mais aussi s'efforcer d'identifier les futurs "millionnaires" du secteur. Mais qu'attendent alors les avocats pour s'impliquer dans la filière ?! Les quelques réussites historiques constituent un dangereux trompe l'oeil : Bensoussan, Feral-Schuhl Sainte Marie ... ces cabinets tirent profit d'une implication passée et d'une légitimité fragile dans le secteur de l'informatique. D'ailleurs, internet n'est pas exclusif des "avocats en informatique". Il y est plus souvent question de gestion des flux financiers que de gestion des données personnelles. La profession confond parfois secteur industriel et domaine du droit. Les départements M&A ou de Private Equity attendent d'ailleurs toujours patiemment dans leur niche que les banques ou les fonds leurs lancent un os à ronger. Une implication plus forte des associés sur le terrain ne serait-elle pas le levier de croissance qui fait défaut en période de crise. Investisseurs et fonds sont en revanche bien présents à ce type de manifestations, soucieux d'identifier aujourd'hui ceux qui feront demain les beaux jours de leurs investissements. Légitimement, les clients attendant aujourd'hui un minimum de compréhension des mécanismes et des enjeux de leur profession. Les professions du conseil doivent plus que jamais sortir de leur tanière et se confronter à la réalité des activités économiques. Alors posez les stylos, saisissez vos cartes de visites et direction LeWeb !! Pour ma part je n'irai pas cette année. Je n'ai rien à y faire. En revanche, ma place était à Nantes pendant la Convention Nationale des Avocats, à Aix pour le Congrés de la FNUJA ou à Perpignan pour le Congrès de l'ACE pour me confronter à la réalité de ma clientèle. Un paradigme que mes clients devrait intégrer pour se rendre à leur tour sur le terrain de leurs clients. PS : je salue toutefois certains absents de cette manifestation mais par ailleurs très actifs sur le secteur dont Bamboo&Bees par exemple. En revanche, permettez-moi de tirer les oreilles de CB ... EDIT : Daniel Kahn a un mot d'excuse, il est en déplacement chez les dragons asiatiques. Outre atlantique, les publicités de cabinets d'avocats ne sont pas connues pour leur créativité. Ici non plus d'ailleurs. Mais une fois n'est pas coutume, celles-ci sortent du lot ...Rares ont été les avocats aux Conseils gratifiés de tels égards par la presse. Rares sont aussi les occasions de d'assister à une plaidoirie de Patrice Spinosi, plus habitué aux audiences confidentielles de la Cour de Cassation. Profitons donc de la captation des audiences du Conseil Constitutionnel pour mieux comprendre les ressorts de l'argumentation qu'il développe ici dans le cadre d'une QPC relative à la garde à vue.
D'autres se chargerons de vous donner les détails et les enjeux de cette séance qui réunissait par ailleurs d'autres acteurs du dossier dont les jeunes avocats de la FNUJA.
Je vous conseille cette vidéo qui résume parfaitement l'incompréhension persistante entre avocats et chargés de communication ou de développement. Un hommage non dissimulé aux classements d'avocats qui cristallisent certaines attentions ...
Je vais encore me faire des amis ...
PS : une vidéo repérée sur le blog de Larry Bodine, notre confrère nord-américain. Ils se sont quelque peu faits attendre, mais les Notaires ont depuis peu trouvé leur place sur l'iPhone. L'application des "Notaires de France" est disponible gratuitement depuis le 10 novembre 2011.
Elle entend répondre aux recherches de valeurs immobilières sur l'ensemble du territoire. Sur ce point, l'application exploite parfaitement les données publiées chaque trimestre par les chambres de notaires et s'appuie sur la géolocalisation des recherches proposée par l'iPhone. Elle permet aussi d'assurer un calcul rapide des frais de notaires dans le cadre des opérations de mutation.
Quelques regrets toutefois ... Les notaires alimentent quotidiennement "PERVAL" une base de données aux ressources incroyables et sous-exploitée. En effet, l'immense majorité des professionnels prend soin de saisir chaque mutation dans cette base, y compris les caractéristiques et localisation du bien, ainsi naturellement que son prix de cession. Autrement dit, le maillage territorial est parfaitement assuré. A une époque où le principe d’open-data est largement adopté y compris par les services de l'Etat, il est regrettable que la consultation de cette base objective soit réservée aux notaires.
Ils disposent donc d'une information localisée d'une précision chirurgicale puisqu'ils peuvent consulter l'ensemble des cessions immobilières dans un périmètre géolocalisé restreint. Les chiffres publiés chaque trimestre offrent au contraire une macro vision du marché avec des éléments de comparaison limités. De quoi par ailleurs laisser le champ libre à des acteurs privés - Meilleursagents.com - dont les éléments de valorisation laisse la place à des données subjectives (Prix affichés avant négociation, évaluation ...).
Naturellement, la confidentialité constitue le principal argument de ceux qui s'opposent à la diffusion publique de ces informations. Mais comment accepter alors qu'elle soit partielle puisque accessible à l'ensemble des notaires et non exclusivement à celui ayant assuré la mutation. Souhaitons que ces informations soient bientôt publiques. Et je vous laisse imaginer la puissance potentielle d'une application qui associée à de la réalité augmentée, permettrait d'associer image et valorisation. (*) Enfin et c'est un détail, l'application ne propose aucun contenu éditorial : FAQ, actualités ... (*) Celle-ci existe déjà chez "Meilleurs Agents" mais s'appuie sur d'autres bases moins objectives puisqu'il s'agit d'évaluations.
Les avocats y liront le signe d'une inquiétude légitime vis à vis de l'Acte d'Avocat. Les Notaires leurs répondront que c'est la simple affirmation des qualités portées par l'acte notarié. Toujours est-il, ces derniers répondent en vidéo aux premiers.
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