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Je vous conseille cette vidéo qui résume parfaitement l'incompréhension persistante entre avocats et chargés de communication ou de développement. Un hommage non dissimulé aux classements d'avocats qui cristallisent certaines attentions ...
Je vais encore me faire des amis ...
PS : une vidéo repérée sur le blog de Larry Bodine, notre confrère nord-américain. Ils se sont quelque peu faits attendre, mais les Notaires ont depuis peu trouvé leur place sur l'iPhone. L'application des "Notaires de France" est disponible gratuitement depuis le 10 novembre 2011.
Elle entend répondre aux recherches de valeurs immobilières sur l'ensemble du territoire. Sur ce point, l'application exploite parfaitement les données publiées chaque trimestre par les chambres de notaires et s'appuie sur la géolocalisation des recherches proposée par l'iPhone. Elle permet aussi d'assurer un calcul rapide des frais de notaires dans le cadre des opérations de mutation.
Quelques regrets toutefois ... Les notaires alimentent quotidiennement "PERVAL" une base de données aux ressources incroyables et sous-exploitée. En effet, l'immense majorité des professionnels prend soin de saisir chaque mutation dans cette base, y compris les caractéristiques et localisation du bien, ainsi naturellement que son prix de cession. Autrement dit, le maillage territorial est parfaitement assuré. A une époque où le principe d’open-data est largement adopté y compris par les services de l'Etat, il est regrettable que la consultation de cette base objective soit réservée aux notaires. La solution publicitaire proposée par Google a rencontré son public chez les avocats. Sur la région parisienne ce sont des dizaines de cabinets qui se partagent la colonne de droite du moteur de recherche. Ils semblent tous miser sur le même mot clé : avocat, avocat et encore avocat ...
Cette action stratégique perd donc de son intérêt pour plusieurs raisons. Le coût par clic qui constitue le principe de facturation des annonces Google a considérablement augmenté en quelques années. Il doit aujourd'hui atteindre des sommets pour assurer aux cabinets une bonne place dans la liste. Mais surtout, comment émerger dans cette liste sans fin ?
Je ne suis d'ailleurs pas étonné qu'ils soient aussi nombreux sur d'autres requêtes associées au droit de la famille : divorce, divorce pas cher, divorce gratuit, divorce rapide ... Un comportement assez proche du troupeau de moutons ? Le choix de mauvais mots clés n'est d'ailleurs pas la seule erreur commise par ces cabinets. L'absence de landing page est flagrante chez la plupart des avocats annonceurs qui persistent à renvoyer vers la page d'accueil du site, ne comportant aucun élément visant à faciliter la conversion. Et pourtant, cette solution de communication est particulièrement adaptée aux avocats. Bien exploitée, elle offre en effet une excellente visibilité sur des requêtes très précises et pourquoi pas de nouvelles opportunités commerciales. Mais c'est aussi une excellente alternative aux procédures de référencement naturel, les sites de cabinets d'avocats étant par ailleurs souvent inadaptés à cette stratégie faute de contenus suffisants. Alors comment expliquer qu'aucun cabinet ou presque ne soit présent sur des requêtes pourtant stratégiques :
Un de nos clients assure depuis quelques mois une campagne adwords sur ce principe de segmentation de la demande et obtient en conséquence d'excellents résultats. Un exemple à suivre. Naturellement la démarche à entreprendre n'est certainement pas la recette magique qui permettrait de multiplier son CA par 4 sans effort associé qu'il soit financier ou opérationnel. Mais existe-elle ? ______________________ J'en profite d'ailleurs pour rappeler que la publicité est autorisée ... depuis 1991. L'interdiction déontologique est une idée reçue qui persiste pourtant dans de nombreux cabinets. Plus personne ne résiste à Wikipedia qui s'est imposé comme l'encyclopédie de référence. Depuis plusieurs années je constate d'ailleurs l'augmentation des fiches de cabinets anglo-saxons sur la version anglaise du site.Mais la version française ne semble pourtant pas suivre le mouvement, puisque à ce jour moins de 15 cabinets disposent d'une fiche de présentation sur le site, dont une immense majorité d'anglo-saxons et quelques belges. Tout plaide pourtant en faveur de la création et de la mise à jour d'une fiche sur Wikipedia. Son classement sur Google lui assure une excellente position dans les requêtes sur le nom du cabinet et sa légitimité n'est plus à démontrer. Et pourtant les cabinets français ne semblent toujours pas s'intéresser à leur réputation sur internet. Auraient-ils pris au premier degrès les déclarations récentes de Denis Olivennes, ancien PDG de la FNAC aujourd'hui patron du Nouvel Obs, pour qui internet est "le tout à l'égout de la démocratie" ? Tous les cabinets sauf un ... en dehors de nos clients naturellement ;-) Ce cabinet c'est Bersay & Associés (*) qui si j'en crois la page 'historique" de sa fiche Wikipedia met à jour lui même les informations qui le concerne. On n'est jamais aussi bien servi que par soit même non ? Donc chapeau à ce cabinet qui sur ce point semble avoir compris la nécessaire attention qui doit être portée à ces publications. A ce sujet "Monsieur Gide", il serait utile que quelqu'un se préoccupe de l'image du cabinet sur internet. Et pourquoi ne pas lui proposer de commencer par Wikipedia ? (*) NDLR : le cabinet Bersay n'est pas un client de l'agence ... Des dizaines de sites visités tous les jours, des milliers de tweets, quelques mails ... il en reste parfois quelque chose. A voir cette semaine :
- Le nouveau site de l'Ordre des Avocats du Barreau de Toulouse... efficace, il reprend à son compte les "nouveaux" codes couleur de la profession et certains principes ergonomiques du site développé pour le Conseil National des Barreaux
- Le site du cabinet canadien Ogilvy Renault me semble constituer un exemple à suivre pour tous nos amis avocats ... tiens d'ailleurs, ils n'ont pas de bureau à Paris ? - Dans un registre beaucoup plus léger, et si vous avez raté ce moment d'anthologie, découvrez cet extrait de l'A.G. des actionnaires du groupe Carrefour... mythique non ? - 209 millions de dollars d'honoraires pour le cabinet Weil Gotshal, c'est le bilan des opérations de conseil opérées depuis la faillite de Lehman Borthers ... c'est l'excellent E24 qui le dit. C'est tout pour cette semaine.
[MAJ] L'article a été rapidement corrigé. Bravo donc pour cette réactivité.
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